Mondial 2026, huitièmes de finale : l'Espagne arrache le derby ibérique, la Belgique écarte les États-Unis

Mondial 2026, huitièmes de finale : l'Espagne arrache le derby ibérique, la Belgique écarte les États-Unis

Il aura fallu attendre la première minute du temps additionnel pour que le derby ibérique livre son verdict. Ce lundi 6 juillet 2026, à Dallas, Mikel Merino a offert la qualification à l'Espagne et mis fin au parcours du Portugal de Cristiano Ronaldo.

Dans l'autre huitième de finale, la Belgique n'a laissé aucune chance aux États-Unis, derniers représentants des pays hôtes. Récit d'une journée qui referme deux belles histoires de ce Mondial.

Ces huitièmes de finale de la Coupe du Monde 2026 se sont poursuivis ce lundi 6 juillet avec deux affiches très attendues. Voici tout ce qu'il faut retenir d'une journée marquée par un derby ibérique haletant et par la démonstration de force des Diables Rouges.

Deux nouveaux qualifiés pour les quarts

Le tableau final continue de se dessiner.

Avec les qualifications de l'Espagne et de la Belgique, six équipes connaissent désormais leur place en quarts de finale de ce Mondial 2026. Deux succès obtenus dans des registres opposés, entre un but à l'arraché et une victoire large et maîtrisée.

Le Portugal et les États-Unis quittent la compétition. Pour les Américains, l'élimination signe la sortie du dernier pays organisateur encore en lice, après celles du Canada et du Mexique lors des jours précédents.

Pour revivre la journée de la veille, retrouvez notre bilan de l'élimination du Brésil par la Norvège d'Erling Haaland, l'une des grandes sensations de ces huitièmes.

Portugal 0-1 Espagne : Merino tranche le derby ibérique

Le match le plus attendu du tour a tenu ses promesses.

Dans un duel entre voisins où personne ne voulait céder, l'Espagne a fini par faire la différence tout au bout du temps réglementaire pour s'imposer 1-0 face au Portugal. Une qualification dans la douleur, au terme d'une rencontre fermée et tendue.

Comme souvent dans ce type d'affiche, les deux équipes se sont d'abord observées, conscientes qu'une erreur pouvait tout coûter. Les occasions franches se sont faites rares, et la tension est montée d'un cran à mesure que l'horloge tournait vers la prolongation.

Il a fallu attendre la 90e+1 pour voir Mikel Merino délivrer la Roja d'un but qui envoie son équipe en quarts de finale. Un dénouement cruel pour des Portugais qui avaient tenu bon pendant plus de quatre-vingt-dix minutes et qui pouvaient croire à la prolongation.

Dans le contenu, l'Espagne a été légèrement supérieure, avec quinze frappes tentées contre dix et surtout six tirs cadrés contre deux. Une domination sans excès, face à un adversaire qui avait fait le choix de la solidité et des transitions rapides.

Ce succès confirme la montée en régime de l'Espagne, qui avait déjà impressionné face à l'Autriche au tour précédent. Sans toujours briller, la Roja gagne, et c'est bien la seule chose qui compte à ce stade de la compétition.

Pour suivre la Roja dans la suite du tournoi, retrouvez la collection Espagne. Le Portugal s'arrête aux portes des quarts, avec le sentiment d'être passé tout près d'un scénario différent.

La fin du parcours pour Cristiano Ronaldo

Une page se tourne pour le football portugais.

Pour Cristiano Ronaldo, cette élimination a une saveur particulière. À quarante et un ans, le capitaine portugais disputait vraisemblablement sa dernière Coupe du Monde, et il quitte la compétition sans le trophée qui manque toujours à son immense palmarès.

Son tournoi restera pourtant marqué par des moments forts, à commencer par ce penalty transformé face à la Croatie en seizièmes de finale, qui avait relancé les siens vers une qualification arrachée dans les arrêts de jeu. Jusqu'au bout, il aura répondu présent quand son équipe avait besoin de lui.

Au-delà du symbole, le Portugal quitte ce Mondial sans avoir démérité. Sorti d'un groupe relevé, vainqueur de la Croatie dans les arrêts de jeu, il aura tenu tête à l'Espagne pendant quatre-vingt-dix minutes avant de céder sur une ultime action. La marge était infime.

Pour rendre hommage à cette sélection portugaise, retrouvez la collection Portugal. Le Portugal devra désormais se tourner vers une nouvelle génération, déjà bien représentée dans cet effectif.

États-Unis 1-4 Belgique : les Diables Rouges déroulent

La Belgique a livré sa meilleure prestation du tournoi.

À Seattle, les États-Unis ont été balayés 4-1 par une Belgique impressionnante d'efficacité. Une correction sévère pour le dernier pays hôte encore en lice, qui n'a jamais trouvé les solutions face à une équipe belge en pleine confiance.

Les Américains avaient pourtant idéalement démarré. Malik Tillman a ouvert le score à la 31e minute, mettant tout un stade en fusion et laissant entrevoir un scénario favorable au pays hôte.

La réponse belge a été immédiate et implacable. Charles De Ketelaere a égalisé dès la 33e minute, avant de s'offrir un doublé, puis Hans Vanaken a donné de l'air aux siens à la 57e. Romelu Lukaku a parachevé le succès à la 90e+3.

Pour les États-Unis, la marche était trop haute. Après une qualification arrachée à dix contre onze face à la Bosnie-Herzégovine, les Américains ont manqué de rythme et de justesse face à une équipe belge d'un tout autre calibre dans les phases décisives.

Les chiffres traduisent la maîtrise belge : quinze frappes tentées contre sept, et sept tirs cadrés contre deux. Pour suivre les Diables Rouges, retrouvez la collection Belgique.

La Belgique confirme son statut

Après le mental, la manière.

Au tour précédent, la Belgique avait arraché sa qualification face au Sénégal au bout de la prolongation, après avoir été menée de deux buts. Cette fois, les Diables Rouges ont déroulé, signant la victoire la plus large de cette journée de huitièmes de finale.

Le doublé de Charles De Ketelaere illustre bien cette montée en puissance. Longtemps considéré comme un espoir, le milieu offensif belge s'affirme dans cette compétition comme un élément décisif, capable de faire basculer une rencontre en quelques minutes.

Cette capacité à gagner de plusieurs manières fait de la Belgique un candidat très sérieux pour la suite. Avec Romelu Lukaku toujours décisif et un milieu de terrain qui monte en puissance, la sélection belge avance avec de vraies ambitions.

Prochain rendez-vous pour les Diables Rouges : un quart de finale face à l'Espagne. Un choc entre deux styles très différents, entre la possession espagnole et la puissance belge, qui promet un match d'une grande intensité. Les deux équipes se connaissent bien et aucune ne partira réellement favorite.

Ce que cette journée nous apprend

Les pays hôtes sont tous sortis, et l'Europe domine le tableau.

Avec l'élimination des États-Unis, aucune des trois nations organisatrices n'est plus représentée dans ce Mondial 2026. Le Canada, le Mexique et les Américains auront tous atteint les huitièmes de finale, une performance collective notable pour la zone Amérique du Nord.

Sur les six qualifiés connus pour les quarts, cinq sont européens : la France, la Norvège, l'Angleterre, l'Espagne et la Belgique portent haut les couleurs du Vieux Continent, le Maroc étant pour l'instant le seul rescapé d'une autre confédération. Une domination nette à ce stade de la compétition.

Cette édition à quarante-huit nations aura aussi permis aux trois pays organisateurs de vivre un tournoi complet, avec des stades pleins et une ferveur rarement vue sur le continent nord-américain. Un héritage qui dépasse largement les résultats sportifs.

Le derby ibérique aura aussi rappelé une constante de cette phase finale : les matchs se décident de plus en plus tard. Après les scénarios des jours précédents, c'est encore un but dans le temps additionnel qui a tranché entre deux grandes nations.

Suivre la Coupe du Monde 2026 jour après jour

Les derniers billets pour les quarts se jouent demain.

Deux affiches viendront compléter le tableau, avec une Argentine attendue face à l'Égypte, dernier représentant africain avec le Maroc, et un duel entre la Suisse et la Colombie, deux équipes réputées pour leur rigueur défensive.

Pour vibrer aux couleurs de votre nation tout au long de la compétition, retrouvez tous nos maillots et drapeaux. Et pour ne rien rater du tournoi, gardez sous la main notre guide complet de la Coupe du Monde 2026.

Le premier quart de finale, entre la France et le Maroc, se profile déjà comme un sommet de cette phase finale. Mais avant cela, deux dernières places restent à prendre, et les prétendants ont largement de quoi créer la surprise.

Rendez-vous très vite pour la clôture des huitièmes de finale, avant l'entrée dans un tableau des quarts qui s'annonce explosif.

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