Mondial 2026, huitièmes de finale : Haaland élimine le Brésil, l'Angleterre s'impose à dix au stade Azteca

Mondial 2026, huitièmes de finale : Haaland élimine le Brésil, l'Angleterre s'impose à dix au stade Azteca

Le Brésil est tombé. Ce dimanche 5 juillet 2026, à New York, la Seleção a vu Erling Haaland surgir par deux fois dans le dernier quart d'heure pour renverser une rencontre qu'elle pensait maîtriser. Le penalty de Neymar dans le temps additionnel n'aura servi à rien.

Quelques heures plus tard, au stade Azteca, l'Angleterre a résisté à dix contre onze face à un Mexique bouillant pour valider son billet. Récit d'une journée qui a fait chuter l'un des grands favoris du tournoi.

Ces huitièmes de finale de la Coupe du Monde 2026 se sont poursuivis ce dimanche 5 juillet avec deux affiches de haut vol. Voici tout ce qu'il faut retenir d'une journée marquée par l'élimination du Brésil et par la sortie du deuxième pays hôte de la compétition.

Une journée qui redessine le tableau

Les certitudes tombent les unes après les autres.

Avec la sortie du Brésil, l'un des tout premiers favoris de ce Mondial 2026 quitte la compétition dès les huitièmes de finale. Une élimination qui s'ajoute à celles de l'Allemagne et des Pays-Bas, et qui confirme que cette édition n'épargne décidément aucune grande nation.

Le Mexique a lui aussi rangé ses valises, après le Canada la veille. Deux des trois pays organisateurs sont désormais éliminés, et seuls les États-Unis peuvent encore porter les couleurs des nations hôtes dans ce tableau final.

Pour revivre l'entrée en matière des huitièmes, retrouvez notre bilan de la qualification française face au Paraguay et de la démonstration marocaine contre le Canada.

Brésil 1-2 Norvège : Haaland fait tomber la Seleção

Il y a des soirs où un joueur décide de tout.

Longtemps accrochée par une Norvège disciplinée, la Seleção a fini par céder dans les quinze dernières minutes, battue 2-1 au terme d'un scénario cruel. Le Brésil, quintuple champion du monde et candidat déclaré au titre, quitte la compétition sans avoir vu venir le coup.

Le tournant du match porte un nom. À la 79e minute, Erling Haaland a ouvert le score pour la Norvège, récompensant le réalisme d'une équipe qui avait jusque-là surtout défendu. Puis, à la 90e, l'attaquant norvégien a doublé la mise pour assommer définitivement les Brésiliens.

La Seleção a bien tenté de réagir dans un temps additionnel interminable. Neymar a transformé un penalty à la 90e+10, réduisant l'écart alors que le match touchait à sa fin. Trop tard pour espérer autre chose qu'un baroud d'honneur.

Cette élimination laisse un goût amer au Brésil, qui avait pourtant su renverser le Japon en seizièmes et montait en puissance depuis le début du tournoi. La Seleção paiera longtemps ce quart d'heure final où tout a basculé, sans avoir démérité dans le contenu.

Pour suivre la Norvège dans la suite de son parcours, retrouvez la collection Norvège. Le Brésil, lui, quitte le tournoi avec d'immenses regrets, après avoir pourtant franchi les tours précédents.

Erling Haaland, l'homme qui fait basculer les matchs

Le buteur norvégien vit un tournoi de très haut niveau.

Déjà décisif en seizièmes de finale face à la Côte d'Ivoire, où il avait offert la qualification aux siens à la 86e minute, Erling Haaland a récidivé de la plus belle des manières contre le Brésil. Deux buts en fin de match pour éliminer un quintuple champion du monde, cela restera dans les mémoires.

Sa force réside dans cette capacité à peser sur une rencontre même quand son équipe subit. La Norvège a longtemps couru derrière le ballon face aux Brésiliens, mais elle savait qu'un ballon bien placé pouvait suffire. Deux fois, cela a suffi.

Pour la Norvège, cette qualification est historique. La sélection scandinave, absente des grands rendez-vous pendant des années, s'installe dans le dernier carré du tableau et affrontera l'Angleterre en quart de finale.

Mexique 2-3 Angleterre : les Three Lions tiennent bon à dix

Le stade Azteca a vibré, mais l'Angleterre a tenu.

Dans un chaudron acquis à la cause du Mexique, l'Angleterre s'est imposée 3-2 au terme d'un match d'une intensité folle, disputé en infériorité numérique pendant plus d'une demi-heure. Une qualification arrachée avec les tripes, face à un adversaire porté par son public.

Tout avait pourtant idéalement démarré pour les Three Lions. Jude Bellingham a frappé deux fois coup sur coup, à la 36e puis à la 38e minute, assommant un stade entier et donnant deux buts d'avance à son équipe en l'espace de cent vingt secondes.

Le Mexique a réagi dès la 42e par Julián Quiñones, avant que la rencontre ne bascule à la 54e : Jarell Quansah a été exclu, laissant l'Angleterre à dix pour toute la fin du match. Un handicap majeur dans une telle ambiance.

Auteur d'un doublé en deux minutes, Jude Bellingham aura été l'homme de cette rencontre. Sa capacité à surgir dans la surface au bon moment a permis à l'Angleterre de prendre une avance décisive avant même que le match ne bascule dans l'irrationnel.

C'est pourtant en infériorité numérique que les Anglais ont fait la différence. Harry Kane a transformé un penalty à la 60e pour redonner deux buts d'avance aux siens, avant que Raúl Jiménez ne relance le suspense sur penalty à la 69e. Le Mexique a poussé jusqu'au bout, sans parvenir à égaliser.

Le Mexique sort la tête haute

La déception est immense pour le pays hôte.

Avec 59% de possession, vingt frappes tentées contre six et douze corners obtenus contre deux, le Mexique a largement dominé la rencontre. Mais face à une équipe anglaise réduite à dix et regroupée dans sa surface, il a manqué ce brin de réussite qui fait basculer les matchs couperets.

Le parcours mexicain restera pourtant très solide. Vainqueur de son groupe et auteur d'un tournoi maîtrisé, notamment avec un succès net face à l'Équateur en seizièmes, le pays hôte a porté son public jusqu'aux huitièmes de finale.

L'ambiance du stade Azteca restera l'un des grands souvenirs de ce Mondial. Pendant plus d'une heure, le public mexicain a poussé son équipe sans relâche, transformant chaque offensive en vague d'espoir. Un décor à la hauteur de l'événement, même si le résultat n'a pas suivi.

Pour rendre hommage à cette sélection et à ses supporters, retrouvez la collection Mexique. L'Angleterre, elle, poursuit son chemin avec un moral gonflé à bloc après une telle démonstration de caractère.

Ce que cette journée nous apprend

Le tableau final se resserre autour des équipes les plus solides mentalement.

La Norvège a éliminé le Brésil sans jamais dominer, l'Angleterre a gagné à dix contre onze dans l'un des stades les plus hostiles du monde. Deux victoires qui doivent tout au sang-froid et à l'efficacité, deux qualités devenues indispensables à ce stade de la compétition.

Pour l'Amérique du Sud, la journée est très rude. Avec la sortie du Brésil, il ne reste plus que l'Argentine et la Colombie pour représenter le continent, alors que le Paraguay avait déjà été éliminé la veille par la France.

Cette journée confirme aussi le poids des individualités dans les matchs couperets. Erling Haaland et Jude Bellingham ont, chacun à leur manière, décidé du sort de leur rencontre. Dans une phase finale aussi serrée, un joueur au sommet de sa forme peut faire basculer une nation entière.

Le quart de finale entre la Norvège et l'Angleterre promet un duel passionnant, entre la puissance d'Erling Haaland et un collectif anglais qui vient de prouver qu'il savait souffrir. Un choc encore loin, mais déjà attendu.

Suivre la Coupe du Monde 2026 jour après jour

Les huitièmes de finale se poursuivent sans temps mort.

Dès demain, le derby ibérique tant attendu entre le Portugal et l'Espagne occupera tous les esprits, tandis que les États-Unis, dernier pays hôte encore en lice, défieront une Belgique qui a montré un mental à toute épreuve depuis le début du tournoi.

Pour vibrer aux couleurs de votre nation tout au long de la compétition, retrouvez tous nos maillots et drapeaux. Et pour ne rien rater du tournoi, gardez sous la main notre guide complet de la Coupe du Monde 2026.

Avec la France, le Maroc, la Norvège et l'Angleterre déjà qualifiés, la moitié du tableau des quarts de finale est désormais connue. Les quatre derniers billets se joueront dans les deux prochains jours, et les prétendants ne manquent pas.

Rendez-vous très vite pour la suite des huitièmes de finale, avec quatre nouvelles équipes qui décrocheront leur billet pour les quarts.

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