Mondial 2026, quart de finale : l'Espagne écarte la Belgique et défiera la France en demi-finale

Mondial 2026, quart de finale : l'Espagne écarte la Belgique et défiera la France en demi-finale

Mikel Merino a remis ça. Cinq jours après avoir éliminé le Portugal dans le temps additionnel, le milieu espagnol a de nouveau surgi en fin de match, ce vendredi 10 juillet 2026 à Los Angeles, pour envoyer la Roja en demi-finale aux dépens de la Belgique.

Un scénario qui envoie l'Espagne sur la route de l'équipe de France, dans une demi-finale qui promet énormément. Récit d'un quart de finale maîtrisé mais longtemps indécis.

Les quarts de finale de la Coupe du Monde 2026 se sont poursuivis ce vendredi 10 juillet avec un choc entre deux prétendants au titre. Voici tout ce qu'il faut retenir de cette victoire espagnole face à une Belgique qui aura tenu jusqu'aux dernières minutes.

L'Espagne rejoint la France dans le dernier carré

Le premier affrontement des demi-finales est désormais connu.

En s'imposant 2-1 face à la Belgique, l'Espagne a validé son billet pour les demi-finales de ce Mondial 2026 et affrontera la France, qualifiée la veille aux dépens du Maroc. Une affiche de gala entre deux des meilleures équipes du tournoi.

Pour la Roja, c'est la confirmation d'une montée en puissance entamée dès les seizièmes de finale. Après une phase de groupes hésitante, l'Espagne enchaîne les succès et se retrouve désormais à deux matchs d'un nouveau sacre mondial.

Pour revivre la qualification des Bleus, retrouvez notre bilan du quart de finale entre la France et le Maroc, remporté grâce à Kylian Mbappé et Ousmane Dembélé.

Espagne 2-1 Belgique : Merino encore décisif

La Roja a fait parler sa maîtrise, puis son sang-froid.

Face à une Belgique venue pour défendre et frapper en contre, l'Espagne a livré un match de patron, avec 61% de possession et dix-sept frappes tentées contre cinq. Une domination écrasante, qui a pourtant bien failli ne pas suffire.

Fabián Ruiz avait ouvert le score à la 30e minute, récompensant une entame de match parfaitement maîtrisée par les Espagnols. Mais les Diables Rouges ont répondu du tac au tac, par Charles De Ketelaere à la 41e, sur l'une de leurs rares incursions dangereuses.

Il a fallu attendre la 88e minute pour voir Mikel Merino délivrer les siens et éviter la prolongation. Un but décisif de plus pour le milieu de terrain, déjà buteur salvateur face au Portugal au tour précédent, dans des circonstances presque identiques.

Les chiffres de la possession racontent bien le déséquilibre de cette rencontre : plus de cinq cents solutions de passe proposées côté espagnol, contre moins de deux cents côté belge. La Roja a imposé son rythme du début à la fin, sans jamais accélérer inutilement.

Pour suivre la Roja jusqu'au bout de son parcours, retrouvez la collection Espagne. La Belgique, elle, s'arrête aux portes du dernier carré, avec le sentiment d'avoir manqué de munitions offensives.

Mikel Merino, l'homme des fins de match

Difficile de faire plus décisif dans une phase finale.

Avec son but à la 88e minute, Mikel Merino a inscrit sa deuxième réalisation décisive consécutive dans ce tournoi. Après avoir éliminé le Portugal à la 90e+1 en huitièmes de finale, il récidive en quart pour envoyer l'Espagne dans le dernier carré.

Deux buts, deux qualifications, et à chaque fois dans les toutes dernières minutes. Une efficacité rare, qui fait du milieu espagnol l'une des révélations de cette phase finale, alors qu'il n'était pas forcément attendu à ce niveau de rendement offensif.

Cette capacité à trouver la faille au meilleur moment est devenue la marque de fabrique de cette Espagne. Sans forcément écraser ses adversaires, la Roja finit toujours par les faire craquer, souvent quand ils commencent à fatiguer.

Une Espagne qui gagne sans forcer

La Roja avance sans jamais paniquer.

Depuis le début de la phase à élimination directe, l'Espagne impose la même recette : garder le ballon, priver l'adversaire de munitions, et attendre le moment propice. Une approche peu spectaculaire par moments, mais redoutablement efficace dans un tournoi où l'erreur se paie cash.

Face à la Belgique, les Espagnols n'ont concédé que cinq frappes, dont deux cadrées. Un niveau de contrôle défensif remarquable pour une équipe surtout réputée pour ses qualités techniques et son jeu de possession.

Cette maîtrise repose sur un collectif rodé, où chaque joueur connaît son rôle. Après un début de compétition poussif, marqué par un nul face au Cap-Vert, la Roja semble désormais avoir trouvé le bon équilibre au meilleur moment.

La Belgique tombe avec les honneurs

Les Diables Rouges auront tout donné jusqu'au bout.

Éliminée sur le fil, la Belgique quitte ce Mondial après un parcours remarquable. Menée 2-0 par le Sénégal en seizièmes, elle avait renversé la situation dans les dernières secondes de la prolongation, avant de dominer largement les États-Unis en huitièmes de finale.

Face à l'Espagne, le plan belge a longtemps fonctionné. Avec seulement 30% de possession, les Diables Rouges ont fait le pari du bloc bas et des contres rapides, et ils ont bien failli emmener la Roja en prolongation.

Auteur de son deuxième but consécutif dans la compétition, Charles De Ketelaere confirme son excellent tournoi. Le milieu offensif belge aura été l'un des principaux artisans du parcours de son équipe, aux côtés d'un Romelu Lukaku toujours aussi précieux.

Pour rendre hommage à cette génération belge, retrouvez la collection Belgique. Les Diables Rouges repartent avec des regrets, mais aussi avec la certitude d'avoir tenu leur rang face au futur adversaire des Bleus.

France-Espagne, une demi-finale de gala

Le choc est immense, et il aura lieu à Dallas.

La France et l'Espagne vont donc se disputer une place en finale, dans un duel entre deux équipes qui n'ont pas perdu depuis le début de la phase à élimination directe. D'un côté, la solidité défensive des Bleus, de l'autre, la maîtrise technique de la Roja.

Les deux sélections abordent ce rendez-vous avec des dynamiques comparables. La France n'a plus encaissé le moindre but en trois matchs couperets, l'Espagne a gagné ses trois rencontres de phase finale, souvent dans la difficulté mais toujours avec le même sérieux.

Un détail pourrait peser lourd : comme la France, l'Espagne n'a disputé aucune prolongation depuis le début de la phase finale. Une économie d'énergie précieuse à ce stade, où l'accumulation de minutes dans les jambes finit toujours par se payer.

Le contraste de styles promet un match passionnant. Les Bleus s'appuient sur la vitesse de leurs offensives et sur l'efficacité de Kylian Mbappé, tandis que les Espagnols cherchent à étouffer leurs adversaires par la possession et le pressing.

Ce que cette journée nous apprend

Les fins de match font désormais la loi.

Après le but de la 90e+1 du derby ibérique, celui de la 88e face à la Belgique confirme une tendance forte de cette phase finale. Dans un tournoi où les équipes se neutralisent, la fraîcheur physique et la qualité des entrants pèsent de plus en plus lourd dans le résultat final.

Cette élimination belge réduit encore le nombre de prétendants. Sur les quatre équipes qui composeront le dernier carré, la France et l'Espagne occupent déjà deux places, ce qui garantit à l'Europe au moins un finaliste.

Le contraste entre les deux demi-finalistes déjà connus est frappant. La France a marqué six buts en trois matchs de phase finale sans en encaisser un seul, quand l'Espagne, après avoir largement battu l'Autriche, s'est imposée d'un seul but d'écart lors de ses deux dernières sorties, dans des rencontres décidées dans les ultimes minutes.

Reste à connaître l'autre demi-finale, qui opposera les vainqueurs des deux derniers quarts. La Norvège, l'Angleterre, l'Argentine et la Suisse se disputeront ces deux dernières places, avec des styles très différents.

Suivre la Coupe du Monde 2026 jour après jour

Les deux derniers quarts se jouent demain.

La Norvège d'Erling Haaland, tombeuse du Brésil, défiera l'Angleterre à Miami, tandis que l'Argentine de Lionel Messi affrontera une Suisse toujours invaincue à Kansas City. Deux affiches très ouvertes, qui compléteront le dernier carré de cette Coupe du Monde. Aucune de ces quatre équipes ne peut être considérée comme favorite évidente.

Pour vibrer aux couleurs de votre nation tout au long de la compétition, retrouvez tous nos maillots et drapeaux. Et pour ne rien rater du tournoi, gardez sous la main notre guide complet de la Coupe du Monde 2026.

Rendez-vous très vite pour le bilan des derniers quarts de finale, avant une demi-finale France-Espagne que tout le pays attend déjà avec impatience.

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